Souvenons-nous...


5 mars 1886 : attentat manqué à la Bouse de Paris par l'anarchiste Charles Gallo
5 mars 1953 : mort du compositeur Serge Prokofiev ("Pierre et le loup")
5 mars 1953 : mort du dictateur Staline
5 mars 2004 : décès de mon confrère et ami Pierre Peyrelevade

Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /Jan /2009 17:58


Je tiens à vous présenter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année.

En dépit du contexte actuel, ne cédons pas à la morosité ambiante.

Et rappelons-nous que seuls sont perdus d'avance, les combats qui ne sont pas menés.

Bonne année.
Par Me Laurent PLAGNOL
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 17 août 2008 7 17 /08 /Août /2008 09:58


Vous vous souvenez certainement de ce 28 janvier 2008 où un professeur de collège avait jeté à terre les affaires d'un élève avant de la plaquer contre le mur. Devant la réaction du garçon qui l'avait alors traité de "connard", l'enseignant l'avait giflé.

Après une plainte des parents (dont le père est gendarme), l'enseignant avait été placé en garde à vue puis renvoyé devant le Tribunal Correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe (Nord) pour "violences aggravées".

Cette affaire avait suscité une forte émotion dans la communauté enseignante ; les syndicats s'étaient mobilisés pour soutenir leur collègue face à ce qu'il estime être la difficulté d'enseigner. Je me rappelle même que le Ministre de l'Education Nationale avait déclaré qu'il était regrettable de transformer en affaire judiciaire ce qui aurait dû se traiter à l'intérieur de l'école, avant de déplorer qu'on "ostracise" ainsi les enseignants.

L'enseignant avait plaidé un geste impulsif de père de famille.

Oui, mais la loi reste la loi et les règles de fonctionnement d'une société ne peuvent être bafouées impunément.

C'est ce que vient de rappeler en substance le Tribunal Correctionnel qui par jugement du 13 août 2008 a reconnu le professeur coupable de violences aggravées et l'a condamné à 500 euros d'amende.

Fort justement à mon sens.

Nul n'a le droit (sauf exception très précise) de frapper autrui. Qui plus est lorsqu'on est un adulte d'une cinquantaine d'année face à un mineur de 11 ou 12 ans. Qui plus est lorsqu'on est représentant de l'Etat, formé à la transmission du savoir et la gestion d'une classe.

Il reste que l'affaire n'est pas encore définitive : un délai de 10 jours court pour éventuellement faire appel. La victime a quant à elle changé d'établissement pour l'année prochaine...

Il convient au surplus d'indiquer, même si les faits se suffisaient à eux-mêmes pour justifier juridiquement une condamnation, que le professeur avait reconnu à l'audience une certaine dépendance à l'alcool, qu'il souffrait de problèmes de comportement et qu'entre 1999 et 2001, le Procureur de la République avait précisé que la première épouse de cet enseignant avait déposé 3 plaintes pour actes de violence.

Bref, un enseignant n'a pas à frapper un élève. Indiscutablement.




Par Me Laurent PLAGNOL
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /Juil /2008 09:06


Voici un décret passé quasiment inaperçu mais dont les conséquences sur les libertés individuelles sont assez préoccupantes.

Il s'agit du décret n° 2008-632 du 27 juin 2008 qui autorise principalement le Ministre de l'Intérieur à créer un fichier dénommé "EDVIGE" à usage du gouvernement et des représentants de l'Etat dans les départements et collectivités (donc le Préfet et tous les fonctionnaires de police et de gendarmerie) pour "

centraliser et analyser les informations sur les personnes ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".

Bref, tous les acteurs de la vie politique, économique, sociale et associative du pays !

Ce fichage pourra être effectué dès l'âge de 13 ans (!) et mentionnera les informations suivantes :
"- informations ayant trait à l'état civil et la profession,
  - adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques,
  - signes physiques particuliers et objectifs" (!), "photographies et comportements" (!),
 " - titres d'identité,
  - immatriculation des véhicules,
  - informations fiscales et patrimoniales,
  - déplacements et antécédents judiciaires,
  - motif de l'enregistrement,
  - données relatives à l'environnement de la personne, notamment à celles entrenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle."

Cette énumération fait peur.

Et plus encore l'utilisation qui pourrait en être réllement faite.

BIG BROTHER est de retour...



Par Me Laurent PLAGNOL
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus